La Grande Traversée de la Corse à vélo : la GT20 en 10 jours, infos, conseils et photos
- Julien Audigier
- il y a 11 heures
- 27 min de lecture
Faire la Grande Traversée de la Corse à vélo, la fameuse GT20, c’était un rêve. Je savais que j’allais en prendre plein les yeux, mais aussi plein les pattes. Sur le papier, le programme est costaud : près de 600 km, plus de 10 000 m de dénivelé positif, des cols, des routes panoramiques, des villages perchés, du maquis, de la mer, de la montagne et une arrivée mythique à Bonifacio. Dans la vraie vie, c’est encore plus beau.

J’ai eu la chance de vivre cette aventure au printemps, avec une météo magnifique, très peu de trafic, mon gravel Scott, et environ 30 kg de bagages, reportage oblige. Autant vous dire que dans les cols corses, chaque kilo compte. Mais chaque montée m’a offert une récompense : une vue sur la mer, un village accroché à la montagne, une rencontre artisanale, un port de pêche, une odeur de maquis, ou une descente grisante vers un nouveau décor.
De Bastia au Cap Corse, de Saint-Florent au désert des Agriates, de la Balagne au golfe de Porto, de Corte aux forêts de l’intérieur, puis jusqu’aux aiguilles de Bavella et à Bonifacio, cette traversée m’a marqué. C’est aujourd’hui l’un de mes plus beaux voyages à vélo, mais aussi l’un des plus exigeants.

Le GT20 en Corse à vélo à faire : itinéraire, tracé, 12 étapes, infos et conseils
Sommaire :
1 - Le parcours et la carte du GT20, le tour de Corse à vélo

La GT20, aussi appelée Grande Traversée de la Corse à vélo, relie Bastia à Bonifacio sur un itinéraire officiel d’environ 592 km. Elle traverse l’île du nord au sud en passant par le Cap Corse, Saint-Florent, la Balagne, Porto, le col de Vergio, Corte, Ghisoni, Zicavo, Zonza et Bonifacio. Ce parcours estFrance v un itinéraire officiel en 12 étapes, 100 % sur route partagée et 100 % sur revêtement lisse.
Ce n’est pas une véloroute “tranquille” au sens classique. Ici, on parle de moyenne montagne, de longues montées, de descentes techniques, d’animaux en liberté sur les routes et d’un dénivelé qui finit par peser dans les jambes, avec plus de 10 000 m de dénivelé positif, avec un point culminant au col de Vergio, à 1 477 m.
Mais c’est justement ce qui rend la GT20 unique. Elle appelle à prendre son temps. On ne vient pas seulement pour “faire des kilomètres”. On vient pour traverser la Corse autrement, découvrir ses villages, goûter ses produits, rencontrer ses artisans et s’arrêter souvent. Très souvent.
2 -Mon expérience et mon avis sur la gt20 ? 🚴♂️

Dès mon arrivée en avion avec Air Corsica, j’ai senti que ce voyage allait être spécial. J’ai récupéré mon vélo, préparé mes sacoches, laissé ma housse à Bastia, puis le lendemain, je suis parti par le Cap Corse. Et là, énorme claque. La route panoramique, les couleurs, les petits ports de pêche, les virages au-dessus de la mer, les villages, les tours génoises : c’est clairement ma partie préférée du voyage.
Le Cap Corse m’a offert ce que j’aime dans le voyage à vélo : l’effort, la beauté, mais aussi les rencontres. J’ai découvert des fabricants de rhums arrangés, des producteurs autour du cédrat, des vins du Cap Corse, avec un vrai coup de cœur pour le Vermentino.
À Saint-Florent, on change déjà d’ambiance. Le désert des Agriates donne l’impression d’entrer dans une Corse plus sauvage, plus minérale, plus silencieuse. On se sent petit, perdu au milieu du maquis, et c’est magique.
La traversée de la Balagne a encore changé le décor. La route s’élève entre maquis, chênes, villages perchés et panoramas sur la mer. On croise des vaches, des cochons, des artisans, des producteurs de brocciu, des couteliers. C’est vivant, chaleureux, profondément corse.
Puis vient l’ouest de la Corse, avec ses terres rouges et ocres, jusqu’au golfe de Porto, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO avec les calanche de Piana, le golfe de Girolata et la réserve de Scandola. C’est sans doute l’un des plus beaux endroits pour un coucher de soleil ou une sortie en bateau.
Ensuite, la GT20 devient plus dure. Le col de Vergio, les gorges, les forêts, Corte, Ghisoni, Zicavo, Zonza : on entre dans une Corse de montagne. C’est plus physique, plus sauvage, parfois plus isolé. Mais quelle beauté. L’arrivée à Zonza, avec la vue sur les aiguilles de Bavella, fait partie de ces moments où l’on oublie presque les jambes lourdes.
La dernière étape vers Bonifacio change encore de décor. La terre devient plus minérale, le sud se rapproche, et l’arrivée sur la citadelle perchée est sublime. Voir Bonifacio après 10 jours de vélo, c’est forcément un moment fort. J’ai terminé avec ce point de vue sur la ville comme dernier spot photo de mon escapade. Et oui, petite larme autorisée.
3 - Les 12 étapes de la Grande Traversée de la Corse à vélo - la GT20
Étape 1 : Bastia → Centuri

Distance : 56 km
Durée estimée : 30h07
Dénivelé positif : +700 m
Dénivelé négatif : -690m
Description : Cette première étape est une mise en jambes magnifique. On quitte Bastia par le nord et on entre rapidement dans l’ambiance du Cap Corse. La mer n’est jamais loin, les villages se succèdent, les criques apparaissent entre deux virages, et la route offre déjà ce mélange incroyable entre effort et contemplation.
J’ai adoré ce départ, surtout avec cette lumière du matin et cette sensation de vraiment lancer l’aventure. Le relief reste raisonnable au début, mais la traversée du Cap d’est en ouest donne déjà le ton. Avec mes sacoches et mon matériel photo, j’ai vite compris que la GT20 ne serait pas une balade de santé. L’arrivée à Centuri, petit port de pêche posé au bout du Cap, est superbe.
À ne pas manquer : Le moulin Mattei en haut du col de la Serra et sa vue magnifique !
Étape 2 : Centuri → Saint-Florent

Distance : 63 km
Durée estimée : 3h30
Dénivelé positif : +900 m
Dénivelé négatif : -900 m
Description : C’est mon coup de cœur du parcours. La route panoramique du Cap Corse est tout simplement dingue. On longe le versant ouest, plus sauvage, avec des vues constantes sur la mer, des tours génoises, des villages comme Pino, Minervio, Albo ou Nonza, et cette sensation de rouler au bout du monde. J’ai adoré les couleurs, les petits ports, les rencontres et cette ambiance très méditerranéenne. La descente vers Patrimonio puis Saint-Florent est magnifique, avec les vignes en toile de fond. Saint-Florent marque aussi un vrai changement de décor. On quitte progressivement le Cap Corse pour se diriger vers le désert des Agriates et une Corse plus brute.
À ne pas manquer : La route panoramique autour de Pino et la dégustation de rhums arrangés sur les hauteurs du gt20 à Barrettali.
Étape 3 : Saint-Florent → Spéloncato (après Belgodère)

Distance : 72 km
Durée estimée : 4h50
Dénivelé positif : +1430 m
Dénivelé négatif : -920 m
Description : Cette étape m’a plongé dans une autre Corse. Après Saint-Florent, on traverse le désert des Agriates, avec cette impression d’être seul au monde au milieu du maquis. Le paysage est sec, lumineux, puissant. Il y a peu d’ombre, donc il faut bien gérer l’eau, surtout si vous partez avec du poids.
Ensuite, la route file vers la Balagne et commence à jouer avec les reliefs. Les panoramas deviennent plus ouverts, les villages perchés apparaissent et l’ambiance artisanale se fait sentir. C’est une étape exigeante, mais passionnante, car elle fait vraiment la transition entre littoral, nature sauvage et arrière-pays. On sent que la Corse n’a pas fini de changer de visage. L'étape officielle s'arrète à Belgodère, j'ai décidé de continuer vers Spéloncato
À ne pas manquer : La visite de la coutellerie Agostini à Costa et faire son propre couteau !
Étape 4 : Spéloncato → Calenzana

Distance : 42km
Durée estimée : 2h15
Dénivelé positif : +570 m
Dénivelé négatif : -820 m
Revêtement : 100 % lisse
Description : La Balagne est une merveille à vélo. Cette étape est plus courte, mais elle concentre tout ce que j’aime : des villages perchés, des routes en balcon, des points de vue, des artisans, des fontaines et une ambiance plus douce. On roule sur la route des villages, entre mer et montagne, avec cette lumière incroyable sur les reliefs. C’est aussi l’étape idéale pour ralentir, discuter, visiter et profiter. J’ai particulièrement aimé cette sensation d’entrer dans une Corse habitée, vivante, où chaque village a son caractère. Calenzana, au pied des montagnes, est une belle arrivée et une bonne base avant de repartir vers Galéria.
À ne pas manquer : la découverte d'exploitation Allégrini qui fait son propore fromage !
Étape 5 : Calenzana → Galéria

Distance : 30 km
Durée estimée : 2h
Dénivelé positif : +420 m
Dénivelé négatif : -670 m
Description : Cette étape paraît courte sur le papier, mais elle est superbe. On quitte Calenzana pour grimper vers le col de Marsolino, avec une vue magnifique sur la baie de Calvi. La route traverse un décor de roche, de maquis et de silence. Puis la descente vers Galéria offre un vrai plaisir de vélo, surtout quand on aperçoit les reliefs et le Fango. C’est une étape parfaite pour profiter, prendre des photos et récupérer un peu avant les grosses journées de l’ouest corse. J'ai doublé cette étape et continué vers Porto Ota
À ne pas manquer : La beauté de la descente avant Tarazone et la vue sur Calvi !
Étape 6 : Galéria → Porto Ota

Distance : 50 km
Durée estimée : 3h
Dénivelé positif : +715m
Dénivelé négatif : -715 m
Description : Là, on entre dans une Corse spectaculaire. Entre Galéria et Porto, la route devient grandiose. On grimpe vers le col de Palmarella, puis on roule au-dessus de paysages dominés par la roche, la mer et les reliefs de Scandola. Les villages d’Osani, Partinello et Serriera ponctuent la route. Les couleurs deviennent folles, entre rouge, ocre, bleu profond et vert du maquis. Pour moi, c’est l’une des étapes les plus photogéniques de la GT20. L’arrivée à Porto est magique, surtout en fin de journée, quand la lumière tombe sur le golfe. C’est le spot parfait pour un coucher de soleil.
À ne pas manquer : Le coucher de soleil depuis le port de Porto
Étape 7 : Porto → Col de Vergio

Distance : 33 km
Durée estimée : 3h
Dénivelé positif : +1480 m
Dénivelé négatif : -115 m
Description : C’est simple : ça grimpe. Beaucoup. Cette étape, c’est l’ascension vers le col de Vergio, plus haut col routier de Corse, à 1 477 m. Depuis Porto, on quitte la mer pour entrer progressivement dans la montagne. La route traverse les gorges de Spelunca, les forêts de châtaigniers, les pins laricio et les paysages de l’intérieur. Avec un vélo chargé, c’est un vrai morceau. Mais j’ai adoré cette transition totale entre littoral et montagne. La montée est assez facile à faire. Elle monte de manière constante à 5,5% sur une grande partie ! À chaque virage, on gagne en altitude et le décor change. C’est dur, mais c’est beau. Et quand on aime les longues montées, c’est une étape qui marque.
À ne pas manquer : Le belvédère de la table d'orientation d'Evisa !
Étape 8 : Col de Vergio → Corte

Distance : 51 km
Durée estimée : 3h20
Dénivelé positif : +370 m
Dénivelé négatif : -1350 m
Description : Après l’effort de la montée du col de Vergio que j'ai décidé de faire dans la même journée , cette étape offre une grande descente vers Corte. On traverse la forêt de Valdu Niellu, la plus vaste de Corse, puis les paysages autour du lac de Calacuccia et de la Scala di Santa Regina. C’est une étape magnifique, avec de l’eau, des gorges, des forêts et des panoramas sur les sommets. Attention tout de même : les descentes demandent de la vigilance, avec des cailloux peuvent se retrouver sur la route, et que les animaux en liberté imposent de contrôler sa vitesse. L’arrivée à Corte, avec sa citadelle, est un moment fort.
À ne pas manquer : Les gorges de la Ruda sont exceptionnelles
Étape 9 : Corte → Ghisoni

Distance : 58 km
Durée estimée : 4h30
Dénivelé positif : +1400 m
Dénivelé négatif : -1250m
Description : C’est une étape sérieuse, l’une des plus exigeantes de la GT20, surtout que je l'ai faite sous la pluie ! On quitte Corte, puis la route file vers Venaco (sur la T20, donc pas très sécure!)avant de rejoindre des routes plus sauvages, sinueuses et montagneuses. J’ai adoré le passage vers Noceta, le col de Cardo, puis le défilé de l’Inzecca, qui est clairement l’un des grands moments du parcours. Les gorges, la roche, l’eau, la route qui serpente : tout y est. On sent que la Corse intérieure a une force incroyable. L’arrivée à Ghisoni se mérite, mais le village offre une vraie ambiance de montagne. C’est le genre d’étape où l’on dort très bien après le dîner et la myrthe du patron du gite !
À ne pas manquer : Le défilé de l'Inzecca est magnifique !
Étape 10 : Ghisoni → Zicavo

Distance : 39,5 km
Durée estimée : 2h30
Dénivelé positif : +680 m
Dénivelé négatif : -610 m
Description : On reste au cœur de la montagne corse. Depuis Ghisoni, l’itinéraire grimpe vers le col de Verde, à 1 289 m, au milieu de paysages forestiers et du Parc naturel régional de Corse. C’est une étape plus courte, mais elle reste physique. La descente vers Cozzano puis l’approche de Zicavo permettent de souffler un peu. J’ai aimé ce sentiment d’être loin de tout, dans une Corse plus discrète, plus fraîche, plus intérieure. On croise encore des cochons sur les routes, des forêts, des vallées, et cette ambiance de village de montagne qui change totalement de la côte.
À ne pas manquer : La montée du Col de Verde a l'automne doit être magique !
Étape 11 : Zicavo → Zonza

Distance : 45 km
Durée estimée : 3h
Dénivelé positif : +1010 m
Dénivelé négatif : -950 m
Description : Cette étape m’a rapproché de l’Alta Rocca et des aiguilles de Bavella. Depuis Zicavo, la route traverse des paysages de
vallées, de forêts et de reliefs plus ouverts. Le col de la Vaccia est l’un des grands passages de la journée. On prend de la hauteur, on voit le sud se dessiner, et l’ambiance devient plus minérale. L’arrivée vers Zonza est superbe, avec les aiguilles de Bavella en toile de fond. Après plusieurs jours de vélo, arriver dans ce village avec une telle vue donne une vraie sensation d’accomplissement et encore plus dans l'hotel de Tourisme où j'ai dormi. C’est une excellente étape pour dormir confortablement avant le final vers Bonifacio qui est assez costaud !
À ne pas manquer : Si vous avez encore un peu de jambes, montez au col de Bavella, la vue est dingue !
Étape 12 : Zonza → Bonifacio

Distance : 72 km
Durée estimée : 4h
Dénivelé positif : +1030 m
Dénivelé négatif : -1800m
Description : L’ultime étape est longue, variée et magnifique. On quitte Zonza pour descendre vers Levie, puis la route remonte vers le col de Bacinu avant de basculer progressivement vers l’extrême sud. Les paysages changent encore. On quitte les forêts et les montagnes pour retrouver une Corse plus sèche, plus minérale, avec des vues vers Porto-Vecchio et les reliefs du sud. Les derniers kilomètres vers Bonifacio sont chargés en émotion. J'ai pris un vent de face sur les quelques faux plats montants et le dernier petit col de Chera était vraiment dur ! Après 10 jours à traverser l’île, voir apparaître la citadelle perchée sur ses falaises est un moment incroyable. C’est une arrivée qui se savoure, et franchement, qui peut faire verser une petite larme.
À ne pas manquer : La descente du col de Bacino est géniale, technique mais pas trop !
4 - Les 15 incontournables à ne pas manquer sur la GT20
1. La route panoramique du Cap Corse, mon coup de cœur

C’est la partie qui m’a le plus marqué. La route panoramique du Cap Corse offre un concentré de Méditerranée : mer turquoise, villages, tours génoises, petits ports et virages au-dessus de l’eau. À vélo, c’est un régal absolu. On avance lentement, on sent les odeurs du maquis, on s’arrête toutes les dix minutes pour une photo.
C’est beau, vivant, lumineux, et encore plus fort quand la route est calme.
Pour moi, c’est le plus beau début possible pour une traversée de la Corse.
2. Bastia, le départ de la GT20
Bastia est le point de départ officiel de la GT20. La ville donne tout de suite le ton, avec son vieux port, sa citadelle, ses ruelles et la place Saint-Nicolas. J’ai aimé y arriver la veille, préparer le vélo, vérifier les sacoches et sentir l’excitation du départ. C’est aussi pratique si vous arrivez en bateau, puisque le départ de la GT20 se fait tout près du port.
3. La tour génoise de l’Osse et Erbalunga

Entre Bastia et le nord du Cap Corse, Erbalunga fait partie de ces petits ports qui donnent envie de poser le vélo. La tour génoise quelques kilomètres plus tard, la mer, les maisons serrées autour du port et l’ambiance de village en font une halte parfaite en début de parcours. C’est typiquement le genre d’endroit où l’on comprend pourquoi il ne faut pas rouler trop vite sur la GT20.
On peut passer en quelques minutes, mais ce serait dommage.
La route du Cap Corse se savoure autant qu’elle se pédale.
4. Le moulin Mattei et le port de Centuri
Le moulin Mattei est l’un des grands points de vue du Cap Corse.
En contrebas, Centuri apparaît comme un petit port posé au bout du monde.
Après une journée de vélo, arriver ici est un vrai bonheur. J’ai adoré dormir au Vieux Moulin, à deux pas du port, dans une ambiance paisible et très authentique. Centuri est un lieu idéal pour une première soirée sur le GT20 : on mange bien, on dort bien, et on a déjà l’impression d’avoir changé de monde.
5. Saint-Florent

Saint-Florent est une étape agréable et bien placée entre le Cap Corse, le Nebbiu et le désert des Agriates.
J’ai aimé son port, son ambiance plus balnéaire, et cette ouverture vers une autre partie de la Corse.
Après les routes panoramiques du Cap, c’est une bonne transition avant de repartir vers le désert des Agriates et la Balagne. La vue sur le port, surtout en fin de journée, donne envie de prolonger l’étape.
C’est aussi un bon point pour refaire le plein avant les sections plus sauvages.
6. Les villages perchés de Balagne

La Balagne est l’une des plus belles parties culturelles de la GT20. La route traverse des villages perchés, des paysages d’oliviers, des points de vue sur la mer et des petites routes pleines de charme.
Sant’Antonino, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, fait partie des pépites à ne pas manquer si vous avez envie de rallonger de quelques kilomètres !
C’est une étape où l’on prend plaisir à ralentir, à rencontrer des artisans, à boire un café en terrasse et à profiter d’une Corse plus douce, mais toujours vallonnée.
7. La calanche de Figa Baleri à Partinello

Dans l’ouest de la Corse, les couleurs deviennent incroyables.
Autour de Partinello, la calanche de Figa Baleri offre ces teintes rouges et ocres que j’adore.
La route est splendide, parfois suspendue entre mer et montagne, avec cette impression de rouler dans un décor de cinéma. C’est l’un des endroits où le vélo devient presque un prétexte à la contemplation.
On pédale, on s’arrête, on repart, on ressort l’appareil photo.
Sur cette portion, la Corse montre clairement son côté spectaculaire.
8. Le golfe de Porto, les calanche de Piana et Girolata

Le golfe de Porto est l’un des grands moments de la GT20. Il fait partie, avec les calanche de Piana, Girolata et Scandola, d’un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les couleurs sont folles, surtout au coucher du soleil. C’est aussi l’endroit parfait pour faire une sortie en bateau si vous avez le temps.
Après une journée à vélo, voir la roche rouge plonger dans la mer est un souvenir puissant. Pour moi, c’est une étape à ne surtout pas bâcler.
9. Le col de Vergio

Le col de Vergio est le plus haut col routier de Corse, à 1 477 m. Depuis Porto, l’ascension est longue, régulière, presque hypnotique.
33km de montée... 33 !
On quitte la mer pour entrer dans les gorges, les forêts et la montagne. Avec mes 30 kg de bagages, je l’ai bien senti passer.
Mais c’est exactement le genre d’effort qui rend la GT20 mémorable. Quand on arrive au sommet, on a le sentiment d’avoir basculé dans une autre Corse. Plus fraîche, plus sauvage, plus intérieure.
10. Les Gorges de la Ruda

Les gorges de la Ruda font partie des paysages puissants de l’intérieur corse. Sur la route entre montagne, eau et roche, on ressent toute la force du relief.
C’est une portion où l’on roule avec les yeux grands ouverts, entre virages, parois et torrents. Après les paysages maritimes du début, ces gorges rappellent que la GT20 est aussi une vraie traversée de montagne.
C’est beau, parfois austère, mais terriblement marquant à vélo, on peut s'arréter à tous les virages ! (Et pas en voiture;) )
11. La citadelle de Corte

Corte est une étape incontournable. La ville, posée au cœur de l’île, est considérée comme une capitale historique de la Corse et sa citadelle domine les environs. Corte est l’un des grands points forts de la traversée.
Après plusieurs jours de vélo, arriver sur le cours Paoli, dormir dans le centre et lever les yeux vers la citadelle donne une vraie sensation d’étape importante.
C’est aussi un bon endroit pour souffler, manger correctement et refaire un peu le plein.
12. Le défilé de l’Inzecca

Le défilé de l’Inzecca a été l’une de mes belles surprises. La route serpente entre des parois rocheuses impressionnantes, au bord du Fium’Orbu.
C'est l’un des passages marquants de l’étape Corte à Ghisoni.
À vélo, c’est spectaculaire et surtout ça monte très fort ! On se sent petit, entouré par la roche et l’eau.
C’est aussi une portion qui demande de rester attentif, car la route peut être étroite. Mais niveau décor, c’est grandiose.
13. Zonza et les aiguilles de Bavella
Zonza est l’une des plus belles arrivées du sud de la GT20. Le village est posé au pied des aiguilles de Bavella, dans un décor de montagne absolument superbe. Après les étapes intérieures, arriver ici donne une vraie récompense visuelle. J’ai adoré cette ambiance entre village, reliefs, air frais et vue sur les sommets. C’est aussi une excellente étape pour se faire plaisir niveau hébergement, récupérer, profiter d’un spa ou d’une piscine, puis attaquer la dernière journée vers Bonifacio.
14. Levie

Levie, ou Livia en corse, est traversé lors de la dernière étape entre Zonza et Bonifacio. son village est notamment connu pour son musée archéologique.
J’ai aimé ce passage, car il prolonge l’ambiance de l’Alta Rocca avant de basculer vers le sud.
Le village a du caractère, la route autour est belle, et l’on sent que l’on quitte progressivement la montagne pour rejoindre une Corse plus minérale.
C’est une jolie halte avant le col de Bacinu.
15. La citadelle de Bonifacio

L’arrivée à Bonifacio est l’un des plus beaux moments de la GT20. Après presque 600 km, voir cette citadelle perchée sur ses falaises calcaires est une vraie émotion.
Bonifacio est le point final de cette grande traversée, avec un panorama grandiose sur les bouches de Bonifacio.
Pour moi, c’est le dernier spot photo parfait. On pose le vélo, on regarde la ville, on repense aux cols, aux rencontres, aux galères, aux paysages. Et là, franchement, on savoure.
5 - Le tracé GPX du parcours de la Grand Traversée de la Corse à vélo
Pour faire la GT20, je vous recommande vraiment de partir avec une trace GPX fiable et de l’avoir disponible hors ligne. Même si l’itinéraire est jalonné dans les deux sens, les longues journées, la fatigue, les variantes et les traversées de villages peuvent vite faire perdre du temps.
De mon côté, j’ai aussi découpé mon expérience en étapes sur Komoot, avec mes journées, mes arrêts, mes points photos et mes impressions de terrain. C’est pratique si vous voulez refaire le parcours en 10 jours, comme moi, plutôt qu’en 12 étapes officielles. Pensez aussi à télécharger les cartes hors ligne : dans certaines vallées ou zones de montagne, le réseau peut être limité.
6 - Les cols à grimper sur le parcours

Ces cols structurent vraiment l’effort de la GT20 et expliquent pourquoi il ne faut pas seulement regarder les kilomètres.
Col de la Serra, 361 m
Premier vrai passage du Cap Corse, le col de la Serra reste raisonnable, mais il donne le ton. On quitte progressivement la mer pour prendre de la hauteur. Avec les vues sur le Cap, c’est une belle mise en jambes.
Col de San Colombano, 692 m
Situé sur l’étape entre Saint-Florent et Belgodère, le col de San Colombano marque l’entrée vers la Balagne intérieure. Il se mérite, surtout avec des sacoches, mais il offre une superbe transition entre Agriates et villages perchés.
Col de Bocca di Neraghia, 283 m
Ce col se trouve sur l’étape Calenzana à Galéria. Il n’est pas le plus haut du parcours, mais il participe à cette ambiance de route sauvage entre roche, maquis et panoramas sur la Balagne.
Col de Marsolino, 443 m
Le col de Marsolino est l’un des beaux passages avant Galéria. La vue sur la baie de Calvi est magnifique. La montée est courte, mais elle pique un peu si l’on attaque la journée trop vite.
Col de Palmarella, 408 m
Entre Galéria et Porto, le col de Palmarella est l’un des plus beaux cols de la GT20. La route taillée
dans la roche, les vues sur Scandola, les couleurs et les villages en font un moment exceptionnel.
Col de Vergio, 1 477 m
C’est le géant du parcours. Depuis Porto, l’ascension est longue, régulière et exigeante. On quitte la mer pour rejoindre la haute montagne corse. C’est dur, mais c’est l’un des grands moments de la traversée.
Col de Croce, 642 m
Sur l’étape Corte à Ghisoni, le col de Croce s’inscrit dans une journée exigeante et très vallonnée. Les routes deviennent plus sauvages et la Corse intérieure prend toute sa puissance.
Col de Verde, 1 289 m
Le col de Verde est un autre gros morceau. Il se grimpe entre Ghisoni et Zicavo, au cœur du Parc naturel régional de Corse. Forêt, altitude, fraîcheur et effort sont au programme.
Col de la Vaccia, 1 193 m
Entre Zicavo et Zonza, le col de la Vaccia offre une belle montée dans le sud montagneux de la Corse. C’est un passage important avant d’arriver dans l’ambiance de l’Alta Rocca.
Col de Bacinu, 809 m
Dernier grand col avant Bonifacio. Il arrive sur l’ultime étape, quand les jambes ont déjà bien travaillé. Une fois passé, on sent que le sud et la fin de la GT20 se rapprochent vraiment.
7 - La variante pour faire la GT20 en Corse en 7 jours
Faire la GT20 en 7 jours est possible, mais je la conseille uniquement aux cyclistes entraînés, capables d’enchaîner de grosses journées avec du dénivelé.
Planning conseillé en 7 jours
Jour 1 : Bastia à Saint-Florent via le Cap Corse, environ 112 km
Très grosse première journée, mais sublime. Cap Corse, Centuri, Nonza, Patrimonio, Saint-Florent.
Jour 2 : Saint-Florent à Calenzana, environ 104 km
Désert des Agriates, Balagne, villages perchés, longue journée vallonnée.
Jour 3 : Calenzana à Porto, environ 80 km
Col de Marsolino, Galéria, col de Palmarella, arrivée magique dans le golfe de Porto.
Jour 4 : Porto à Corte, environ 84 km
Le gros morceau : col de Vergio, forêts, Scala di Santa Regina, Corte.
Jour 5 : Corte à Zicavo, environ 100 km
Journée très exigeante avec Ghisoni, le défilé de l’Inzecca, puis le col de Verde.
Jour 6 : Zicavo à Zonza, environ 44 km
Journée plus courte, mais encore montagneuse. Idéal pour récupérer avant le final.
Jour 7 : Zonza à Bonifacio, environ 72 km
Dernière étape, col de Bacinu, Levie, sud de la Corse et arrivée mythique à Bonifacio.
8 - Mes rencontres artisanales et gastronomique sur le trajet
Vous connaissez ma passion pour le vélo, mais ce que j'adore faire pendant mes escapades, c'est de rencontrer des gens passionnés qui font de l'artiait leur passion et leur métier!
J'ai pu rencontrer des corses passionnés, impliqués, drôle et tellement pro et dans l'échange !
1. Domaine Pieretti à Luri

Le Domaine Pieretti, à Santa Severa, sur la commune de Luri, est une très belle rencontre du Cap Corse. Le domaine est porté par Lina Pieretti et travaille notamment des vins en AOP Muscat du Cap Corse et AOP Corse Coteaux du Cap Corse. Le vignoble est exposé à l’influence marine, sur des sols argilo-schisteux, avec des vignes proches de la mer et du maquis.
J’ai eu un vrai coup de cœur pour leur Vermentino “Marine”. C’est frais, élégant, parfait après une journée à vélo sur les routes du Cap. Et puis il y a Lina, l’accueil, la passion, le lieu. Typiquement la rencontre qui donne du sens au voyage.
2. Les cédrats du Cap Corse au domaine Calizi

Le cédrat fait partie de ces produits qui racontent immédiatement la Corse. On le retrouve en confitures, confits, liqueurs, mais aussi dans des recettes plus modernes.
Sur le Cap Corse, c’est un agrume identitaire, que l’on croise régulièrement dans les productions locales. J’ai adoré découvrir ce fruit, sa puissance aromatique, son amertume élégante et toutes les déclinaisons possibles autour de lui.
C’est exactement ce que j’aime dans la GT20 : on ne fait pas seulement du vélo, on traverse un terroir.
3. Otta, la rhum arrangerie corse

Otta a été une super découverte. Cette rhum arrangerie est installée au hameau de Torra, à Barrettali, dans le Cap Corse.
Leur rhum arrangé noisette:vanille met en avant les noisettes de Corse, travaillé avec de la vanille et un rhum agricole.
Mon coup de cœur : le rhum cédrat gingembre. C’est aromatique, bien fait, avec une vraie qualité de palais. À consommer avec modération, évidemment, surtout quand il reste un col à grimper le lendemain.
4. Coutellerie Agostini à Costa

La coutellerie Agostini à Costa fait partie de ces rencontres qui marquent une étape. J’ai adoré le personnage de Jean-François : ultra sympa, pédagogue, passionné.
Il fabrique des couteaux corses et propose aussi des stages pour créer son propre couteau. C’est exactement le genre d’expérience qui donne de la profondeur à un voyage à vélo.
On pose le vélo, on entre dans un atelier, on découvre un savoir-faire, on comprend un peu mieux le territoire. Et on repart avec une histoire à raconter.
5. Exploitation Allegrini en Balagne

L’exploitation Allegrini, en Balagne, est une autre belle rencontre. Stella et son mari travaillent avec un troupeau de brebis, de la traite jusqu’au produit final : brocciu, fromages de brebis, produits fermiers.
J’ai aimé leur professionnalisme, leur énergie et leur accueil. C’est une rencontre très humaine, très sincère, qui montre bien que la GT20 traverse aussi une Corse agricole et vivante.
Pour moi, c’est une halte à faire si vous aimez comprendre ce qu’il y a derrière les produits.
6. La Route des Sens Authentiques

La GT20 croise une grande partie de l’esprit de la Route des Sens Authentiques. Ce réseau met en avant des producteurs et artisans corses qui ouvrent leurs portes : fromages, brocciu, charcuterie, vins, miels, huiles, confitures, artisanat, coutellerie, bijoux, produits fermiers.
Cette route recense les producteurs et artisans adhérents, avec des étapes permettant de découvrir différentes facettes de la Corse.
Qui a dit que la GT20 était réservée aux sportifs ? Prenez votre temps, suivez les panneaux, poussez les portes, discutez. C’est souvent là que le voyage devient vraiment mémorable.
7. Festi Bocca à Bonifacio

Festi Bocca a clôturé mes 10 jours de vélo de la plus belle des manières. Ce festival gastronomique se déroule à Bonifacio, avec producteurs, artisans, chefs, marché, street food, démonstrations et ambiance festive. L’édition 2026 est annoncée les 25 et 26 avril, avec deux jours autour des saveurs corses et du quartier pisan.
Après une traversée aussi intense, terminer par un festival gourmand, des produits locaux, des ateliers et des concerts, c’est parfait. C’est aussi une belle manière de prolonger le voyage : on a pédalé dans la Corse, puis on la goûte
9 - Où dormir avec son vélo sur la gt20 ?

Pendant mes 10 jours de vélo, j’ai dormi dans des hôtels, gîtes et chambres d’hôtes. Certains sont très bien adaptés aux cyclistes, d’autres proposent aussi le repas du soir, ce qui est précieux après une grosse journée.
Le point commun : des accueils souvent très chaleureux, et parfois de vraies personnalités qui rendent l’étape encore plus sympa.
Mes adresses testées ou repérées
Étape | Adresse | Pourquoi je recommande | Telephone |
Bastia | Hôtel Continental, 3 avenue Maréchal Sebastiani, 20200 Bastia | Idéal avant le départ. Bien placé, pratique pour le vélo, pour réparer, stocker la housse et partir sereinement. | Tél. 04 95 11 02 90 |
Centuri | Hôtel Restaurant Le Vieux Moulin, 20238 Centuri | Ma pépite du séjour. On dort très bien, on mange à merveille, et le petit port donne une ambiance parfaite. | Tél. 04 95 35 60 15 |
Saint-Florent | Hôtel Restaurant L’Europe, Quai du port de plaisance, Place des Portes, 20217 Saint-Florent | Idéalement placé, avec une belle vue sur le port. Très pratique pour repartir vers les Agriates. | Tél. 04 95 35 32 91 |
Speloncato | U Sechju, Place de l’église, 20226 Speloncato | Une bâtisse pleine de charme, dans un village superbe. Terrasse, caractère et ambiance balagne. | Tél. 04 95 61 50 38. |
Calenzana | Bella Vita, U Vivu, 20214 Calenzana | Chambre canon sur les hauteurs, belle base avant Galéria. | Tél. 06 70 74 62 34, site officiel. |
Porto | Cala di Sole, Porto Marina, 20150 Porto-Ota | Hôtel ouvert toute l’année, pratique pour dormir dans le golfe de Porto. | Tél. 04 95 26 12 44 ou 09 74 56 41 18 |
Corte | Hôtel du Nord, 22 cours Paoli, 20250 Corte | Chambre magnifique sur l’artère principale, accueil adorable, parfait pour profiter de Corte. | Tél. 04 95 46 00 68, |
Ghisoni | Gîte U Pianu di l’Amicizia, 20227 Ghisoni | Idéal pour les groupes, décoré avec goût, ambiance conviviale. Attention au piège de la myrte avec le patron. | Tél. 04 95 61 87 67 ou 06 18 75 91 81. |
Zicavo | Hôtel Le Florida, Foce, 20132 Zicavo | Adresse simple, ouverte toute l’année, pratique sur l’étape. | Tél. 04 95 24 43 11, |
Zicavo | Chambres d’hôtes Le Paradis, La Foce, 20132 Zicavo | À regarder aussi, juste à côté, avec une table d’hôtes et une cuisine familiale. | Tél. 04 95 24 41 20 ou 06 81 56 22 19. |
Zonza | Hôtel du Tourisme, Route de Quenza, 20124 Zonza | Le lieu idéal avant le final. Chambre de qualité, vue montagne, piscine chauffée, spa, jacuzzi. | Tél. 04 95 78 67 72, |
Bonifacio | Hôtel Padolo, Lieu-dit Padolo, 20169 Bonifacio | Accueil vélo à l’extérieur de la ville, hôtel récent, piscine, chambres spacieuses et jardin. | Tél. 04 95 10 08 21, |
10- Où manger le soir de chaque étape du gt20 ?
J’ai mangé dans des restaurants, hôtels-restaurants, gîtes et chambres d’hôtes. En avril, certains établissements sont encore en début de saison, donc je recommande de réserver et de vérifier les jours d’ouverture. Sur la GT20, le repas du soir est important : après 1 000 m de D+ ou une longue journée au vent, on ne rigole pas avec les pâtes, la charcuterie, le fromage et le dessert.
Mes adresses pour manger le soir sur le GT20
Lieu | Restaurant | Mon retour |
Bastia | Brasserie L’Impérial, 11 boulevard du Général de Gaulle | Pratique sur la place Saint-Nicolas, bonne option simple avant le départ. 04 95 31 06 12. |
Bastia | Ottimo, 15 rue de la Marine | Très belle adresse sur le vieux port pour une pizza ou une pasta avant le départ. L’office de tourisme de Bastia la présente comme une adresse incontournable pour les amateurs de pizza. |
Centuri | Hôtel Restaurant Le Vieux Moulin | Une des meilleures tables de mon séjour. Le lieu, le port, l’ambiance et l’assiette : très gros coup de cœur. |
Saint-Florent | Hôtel Restaurant L’Europe | Très bien placé sur le port, parfait après l’étape du Cap Corse. |
Speloncato | U Sechju | Pâtes aux gambas, terrasse magnifique, cadre de bâtisse ancienne. |
Calenzana | Restaurant L’Alivu | Grosse pépite de l’entrée au dessert, produits locaux, très belle surprise. 04 95 46 37 41 |
Porto | Restaurant Le Maquis | Très quali, belle carte des vins, vue sublime sur le golfe. 04 95 26 12 19. |
Corte | Le 24, rue Paoli | Déco sympa, bons produits, bonne adresse dans le centre. En début de saison, service parfois encore en rodage, mais ça fait le job après une grosse étape. |
Ghisoni | Gîte U Pianu di l’Amicizia | Comme à la maison. En été, l’offre peut être plus complète avec pizzas, grillades et extérieur canon. |
Zicavo | Le Florida | Repas correct, pratique sur l’étape. Entre potes, ça le fait. En couple ou solo, regarder aussi les autres options autour. |
Zonza | Le Randonneur | Restaurant traditionnel, bien placé, bonne option avant la dernière étape. |
Bonifacio | Les Amis, sur le port | Vue sympa, serveurs cools, repas de très bonne qualité. Je recommande la salade de raie, le porc et les pizzas. |
11 - Quel matériel pour faire la Grande Traversée de la Corse à vélo ?

Pour ce voyage, je suis parti très chargé. Entre les tenues, le drone, l’ordinateur, le matériel photo, les affaires vélo et les vêtements pour varier les contenus, j’ai atteint environ 30 kg. Avec le recul, c’est trop. Sur une GT20, je recommande vraiment de ne pas dépasser 20 kg si vous voulez profiter des cols sans vous maudire à chaque virage.
Transport vélo
☐ Housse ou valise vélo ☐ Protection cadre ☐ Roues démontées si avion ☐ Pédales démontées ☐ Dérailleur protégé ☐ Entretoises de fourche ☐ Pneus légèrement dégonflés ☐ Étiquette bagage ☐ Tracker type AirTag
Matériel vélo
☐ Casque ☐ Lunettes de soleil ☐ Gants ☐ Chaussures vélo et cales ☐ Deux bidons ☐ GPS ou montre ☐ Éclairage avant et arrière
Réparation
☐ Deux chambres à air ☐ Kit crevaison ☐ Pompe ☐ Multitool ☐ Maillon rapide ☐ Lubrifiant chaîne ☐ Patte de dérailleur compatible
Tenues vélo
☐ Deux ou trois cuissards ☐ Cinq maillots ☐ Coupe-vent ☐ Veste de pluie ☐ Gants ou buff ☐ 4 paires de chaussettes ☐ Tenue chaude pour les cols
Hors vélo
☐ Baskets ☐ Sandales ☐ Trois tee-shirts ☐ Une veste légère ☐ Deux sous-vêtements ☐ Deux shorts de trail (legers et qui sèchent vite) ☐ Maillot de bain
Santé
☐ Crème solaire SPF50 ☐ Stick lèvres ☐ Crème anti-frottements ☐ Pansements ampoules ☐ Désinfectant ☐ Anti-douleurs ☐ Doliprane
Nutrition
☐ Barres ☐ Gels ☐ Fruits secs ☐ Pastilles électrolytes ☐ Espèces pour les petits commerces
Contenu
☐ Smartphone et chargeur ☐ Batterie externe ☐ Appareil photo
Administratif
☐ Carte d’identité ☐ Carte vitale ☐ Assurance ☐ Billets avion ou ferry ☐ Carte bancaire ☐ Espèces, très important dans certains villages
Toilette
☐ Trousse de toilette ☐ Serviette microfibre, même si beaucoup d’hébergements fournissent serviette et gel douche ☐ Gel douche ☐ Brosse à dents ☐ Dentifrice ☐ Déodorant
Sécurité
☐ Itinéraires offline ☐ Partage de position ☐ Contacts d’urgence ☐ Check météo quotidien ☐ Casque obligatoire dans ma pratique ☐ Vigilance dans les descentes, surtout avec les animaux en liberté
12 - Comment venir avec son vélo sur le parcours du GT20 ?
En avion avec Air Corsica
C’est l’option que j’ai choisie. Il faut démonter et protéger correctement le vélo, le mettre en housse ou valise, puis le récupérer à l’arrivée.
À Bastia, j’ai pu laisser ma housse à l’hôtel avant de partir. C’est très pratique si vous revenez ensuite vers Bastia ou l’aéroport avec une navette.
Pour le retour depuis Bonifacio, selon la saison, vous pouvez regarder les bus, les navettes privées ou une société comme Gattu, qui peut organiser du transport vélo.
En bateau jusqu’à Bastia
C’est probablement l’option la plus simple si vous voulez éviter de démonter complètement le vélo. Plusieurs compagnies maritimes desservent la Corse depuis Marseille, Toulon et Nice, avec des arrivées possibles à Bastia, L’Île-Rousse, Calvi, Propriano ou Porto-Vecchio. Le site précise aussi qu’embarquer un vélo dans un ferry est généralement plus simple qu’en avion.
Le gros avantage : vous arrivez à Bastia avec votre vélo prêt à rouler. Le départ de la GT20 se fait au pied du port. Franchement, difficile de faire plus pratique.
En train sur place
Les Chemins de Fer de la Corse desservent notamment Bastia, Corte et Venaco, des points utiles autour de l’itinéraire.
13 - Où louer son vélo pour faire la traversée de la Corse à vélo ?
À Bastia avec Gattu
Gattu est une option intéressante si vous voulez louer un vélo, organiser une navette ou simplifier la logistique. C’est particulièrement utile pour une traversée en aller simple, car le vrai sujet de la GT20 n’est pas seulement de partir, mais aussi de revenir avec son vélo depuis Bonifacio.
Dans le Cap Corse avec Corsica Bike & Adventures
Corsica Bike, avec Cecce, peut être une bonne option dans le Cap Corse pour louer ou être accompagné localement. C’est une solution à regarder si vous voulez construire une expérience plus souple, notamment autour du Cap, de Bastia ou d’un départ adapté.
14 - Conclusion de mes 600km et de mes 12 étapes à travers la Corse à vélo sur la GT20

La Grande Traversée de la Corse à vélo est sans doute l’un des plus beaux itinéraires que j’ai eu la chance de parcourir. C’est aussi l’un des plus longs et des plus exigeants que j’ai faits. Avec mon gravel Scott, mes 30 kg de bagages et ces journées à gros dénivelé, j’ai parfois bien senti les jambes. Mais franchement, ça valait chaque goutte de sueur.
La GT20, ce n’est pas seulement une véloroute sportive. C’est une traversée complète de la Corse. On passe de Bastia au Cap Corse, du désert des Agriates à la Balagne, des terres rouges de Porto aux forêts de l’intérieur, de Corte à Bavella, puis jusqu’à Bonifacio. Les paysages changent tout le temps. Les couleurs aussi. Les rencontres donnent du relief au voyage. Les villages, les producteurs, les artisans, les ports, les cols, les descentes, les cochons sur la route, les verres de myrte, les couchers de soleil : tout reste.
Je recommande vraiment de faire ce parcours en avril, mai, fin septembre ou octobre. La météo est plus agréable, la circulation plus fluide, les lumières magnifiques. En 10 jours, j’ai trouvé le bon équilibre entre défi sportif et vraie découverte. En 12 jours, vous prendrez encore plus le temps. En 7 jours, ce sera davantage un challenge.
Mon conseil principal : ne venez pas seulement pour pédaler. Venez pour vous arrêter. Goûter. Discuter. Photographier. Vous baigner. Monter tranquillement. Profiter de la Route des Sens Authentiques.
Et surtout, prenez le temps d’arriver à Bonifacio. Parce qu’après tous ces kilomètres, voir la citadelle perchée au-dessus de la mer, ça fait quelque chose. Et oui, vous aurez peut-être une petite larme au moment de poser le vélo sur le port. Évidemment.


































































































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